En cette matinée du 11 novembre 2009, je me suis fixé plusieurs objectifs : - assister à un moment historique
- voir d’ aussi près que possible les grands de ce monde, en paticulier le Président Sarkozy, mais aussi la Chancelière Merkel et le Premier ministre Fillon (les 2 personnalités politiques que j’ estime le plus)
– obtenir une poignée de main de leur part
Les deux premiers objectifs ont été atteints, le troisième fût un échec. Récit d’ une matinée plus qu’ inoubliable.
Tout a commencé ce matin, à 5h00. Départ de Grignon direction Plaisir (à pied…) puis transilien jusqu’ à Montparnasse et métro jusqu’ à la place De Gaulle où j’ arrive à 7h30. Autant dire bien en avance… Tant mieux, j’ en profite pour me placer au tout premier rang (en même tant, il n’ y avait pas grand monde à cette heure là…), juste à l’ embranchement de l’ Avenue des Champs-élysées. A 9h00, on me dit de partir, qu’ il ne doit y avoir personne là où je me trouve. Je part donc chercher un autre emplacement. Je me retrouve un peu excentré, mais on distingue le pupitre et on est juste en face de l’ écran géant. Au passage, je recule d’ un rang. Mais l’ essentiel est sauf : on voit (même si un réverbère gêne un peu), et si " ils " approchent pour saluer la foule, je reste " à portée de bras ". S ‘en suit 1h30 d’ attente, puis défilé militaire. Arrivent ensuite les politiques. Et là bonne surprise : ils se font déposer juste en face de là où je me trouve. Ainsi se succèdent Giscard, Falco puis Morrin et enfin Fillon qui attendent le président. Je n’ ai pas de mot assez forts pour décrire l’ émotion que j’ ai ressentit à l’ arrivée du Premier Ministre. J’ espèrait ce moment depuis tellement longtemps. Je mitraille ce beau monde de photos. Soudain, le Premier Ministre se retourne dans notre direction. J’ ai l’ impression qu’ il me regarde. Je sourrit. Il nous salue de la main. " Il m’ a vu, il me répond " ai- je pensé un instant avant de m’aprecevoir, déçu, que nous étions plusieurs dizaines de personnes dans cette direction… La foule lui répond, applaudit, agite les drapeaux allemands français et européens. Je fais de même. Rarement je n’ ai ressentit un tel état de plénitude.
On attend le président et la chancelière. Fillon et les autres passent les troupes en revue. La première dame arrive, suivie de peu par la voiture des deux dirigeants. Mr Sarkozy nous salue de la fenêtre. A coté de lui, on distingue Angela Merkel. Tous deux descendent et saluent les ministres et le Premier Ministre. Beaucoup d’ émotion à la vue du couple Sarkozy/Merkel.
Second objectif atteint !
Après avoir fait le tour de la place, les deux dirigeants se placent sous l’ arc de triomphe où la cérémonie va commencer. Il ravivent ensuite la flamme du soldat inconnu, puis retentissent les hymnes français, européen, mais aussi allemand. Quel symbole ! A Paris, le 11 novembre 2009, devant la flamme du soldat inconnu, l’ Allemagne se souvient avec nous !
Viennent ensuite les discours, en commençant par celui de Sarkozy. Le président a beaucoup touché en affirmant : " les orphelins allemands ont autant souffert que les orphelins franais de la disparition de leur père ". Aujourd’ hui, la France ne se souvenait pas de sa victoire sur l’ Allemagne; mais l’ Allemagne et la France se souvenaient ensemble de l’ horreur de la première guerre mondiale, de l’ horreur de la violence, de la barbarie entre deux peuples dont les destins sont liés, qu’ ils le veuillent ou non. Le président a également appelé à ne pas oublier, malgré la disparition de Lazare Ponticelli, dernier témoin de cet enfer. Quand à la chancelière Merkel, elle a beaucoup insister sur le fait que la réconciliation de nos peuples était porteur d’ espoir. Elle m’ a beaucoup ému en affirmant que rien ne pourrait jamais effacer ce qui s’ était passé, mais que la réconciliation constituait un véritable " pouvoir ".
Premier objectif atteint ! Il ne resque plus que le troisième…
Mrs Sarkozy, Fillon et Mme Merkel se dirigent vers l’ avenue des champs élysées, serrent quelques mains avant de s’ y engouffrer. C’ est donc raté, il ne viendront pas vers nous. Je m’ apprête donc à rentrer mais avant, je décide de tenter le tout pour le tout en me faufillant pour rejoindre l’ avenue des Champs- Elysées. J’ y parvient. Un policier me fais vider mon sac (qui ne contient que le livre de François Fillon La france peut supporter la vérité). Je passe donc, continue mon opération faufillement en direction du Président ( Mme Merkel et Mr Fillon sont déjà partis…malheuresement). J’ arrive à portée du Président. " Allez au- revoir et merci ! " lance t- il en retrournant en direction de sa voiture.
Troisième objectif : échec cuisant !
Je rentre donc sur Grignon avec un sentiment étrange mélé de joie, d’ émotion et de déception. Joie d’ avoir participé à ce moment de patriotisme et de construction de l’identité nationale (c’est d’actualité…), joie d’ avoir vu " en vrai " ces hommes et ces femmes politiques dont j’ admire le dévouement pour leur nation. Emotion car j’ ai bien conscience d’ avoir assisté à un évènement de portée historique. Déception que tout cela soit allé si vite et de ne pas avoir pu leur serrer la main et leur glisser juste un mot, surtout au Premier Ministre. Enfin, ça n’ est que partie remise !
En tous cas, après une journée pareille, ça ne sera pas facile de reprendre la monotonie quotidienne.
Pour conclure je me contenterai de citer la chancelière allemande :" Vive la France. Vive l’ Allemagne. Vive l’ amitié franco- allemande."
